Nouvelles de Janvier 2010

Bonne année…


… en attendant 2012. Plus que deux occasions de se souhaiter une bonne année… avant la date fatidique ! 2012, phénomène planétaire, en particulier sur l’Internet, qui fascine singulièrement les ados, se construit comme les différentes thèses conspirationistes. Sur l’idée que « forcement on nous cache quelque chose ! » La bande annonce du film éponyme fait même appel à la Bible. Elle détiendrait, tout comme le calendrier Maya, l’information suprême : la date de la fin du monde !


Lecteurs de la Bible, nous savons que Jésus a été clair : « Quant au jour et à l’heure où cela se produira, personne ne les connaît, ni les anges du ciel, ni même le Fils ; personne, sauf le Père, et lui seul ».
Mais voilà ! Nos contemporains sont en mal de réponses, de certitudes, de perspectives d’avenir, souvent en recherche, bien plus qu’on ne veut bien le dire. Cette pensée en creux est propice au témoignage vivant de l’Évangile de Jésus-Christ.


Finalement en évangéliste, j’aurais envie de dire : bonne année à l’évangélisation. Bonne année à notre témoignage personnel incarné, à la gloire de Jésus-Christ. Bonne année à toutes les idées qui permettront de rejoindre nos concitoyens dans leurs questions, leurs préoccupations, leurs recherches. Bonne année à ceux qui brûlent de voir progresser le Royaume de Dieu. Bonne année à toutes les concertations inter-dénominationelles qui vont promouvoir la Bonne Nouvelle. Puisque nos contemporains pensent qu’on leur cache quelque chose : soyons témoins de la Vérité… jusqu’au retour de Jésus-Christ. Nous n’avons rien à cacher, eux ont tout à découvrir !

 

Vous le voyez, pour répondre à l’ignorance de nos concitoyens la tache des évangélistes, des associés, de membres du R2E est immense. Merci pour votre soutien, vos prières et votre intérêt pour leur ministère.
Avec eux je vous souhaite des fêtes de fin d’année bénies dans la connaissance et la présence de Jésus… qui revient bientôt.


Alain Stamp président

 

Besoin de réforme ou d’un réveil ?

« Qu’importe les mots que vous employez, a dit Pascal, pourvu que vous me disiez le sens que vous leur donnez » Qu’évoque généralement les mots Réforme et Réveil ?

 

Le mot Réforme fait penser à l’œuvre importante mais lointaine de Luther et Calvin, au XVIème siècle. Il fait aussi penser à un certain nombre de formes, de tradition ou de pratiques anciennes ? Et enfin à un certain style, un peu vieillot mais sécurisant. Quant au Réveil, il renvoie l’image d’un renouveau plus ou moins extraordinaire de ferveur et de foi, plutôt lié à des temps révolus ou à des contrées éloignées. ; à des conversions en grand nombre. Pour d’autres, des messages trop simples, sur le mode émotionnel, avec des risques de dérapage ou de débordement. Ainsi il n’existe pas de termes plus éloignés l’un de l’autre que Réforme et Réveil, qui semblent même menaçants l’un pour l’autre !

 

Pourtant, il n’y a pas de réforme possible dans la vie d’une personne ou dans l’Eglise, sans réveil : réveil des consciences, réveil des intelligences, réveil des volontés ! Et il n’y a pas de réveil qui puisse demeurer sans réformes, c’est à dire sans que, Dieu étant placé en premier, toutes choses soient ébranlées pour trouver leur juste place.

 

En effet, il y a réforme si la Parole de Dieu est reçue comme ayant autorité. Mais c’est le cas aussi pour les réveils. Il y a réveil quand l’Esprit révèle la seigneurie de Jésus-Christ. La repentance est la clé des réformes, c’est aussi la clé des réveils. C’est pourquoi toute réforme coûte ; et tout réveil aussi car la repentance implique une démarche de l’intelligence, des sentiments et de la volonté qui, confrontés à la Parole ou à l’évocation de ce que Jésus-Christ a fait sur la croix, obéissent à l’action de l’Esprit. C’est ce qu’à vécu le roi David : « Tant que je me suis tu, mes os se consumaient, je gémissais jour et nuit car ta main s’appesantissait sur moi. Mais je t’ai fait connaître mon péché, je n’ai pas caché mon iniquité, j’ai dit, j’avouerai mes transgressions à l’Eternel, et tu as effacé la peine de mon péché ». Ps.32.

 

C’est pourquoi Réforme et réveil produisent, l’un comme l’autre, un fruit qui glorifie le Seigneur. L’apôtre Paul se défendant devant le roi Agrippa, dit : « je n’ai pas résisté à la vision célèste, à ceux de Damas d’abord, puis à Jérusalem, dans toute la Judée, et chez les paëns j’ai prêché la repentance et la conversion à Dieu, avec la pratique d’œuvres dignes de la repentance » Act.26 :20. Enfin, réforme est réveil ne sont pas accueillis sans prières persévérantes. Celles-ci témoignent concrètement un retour à la vie normale de la foi ; celle du chrétien et celle de l’Eglise. Et cette vie normale de la foi réside dans la recherche de la présence du Seigneur que la prière favorise tellement. C’est ce que Jésus semble vouloir montrer lorsque, après être entré dans le Temple, à Jérusalem, il fabrique un fouet, et renverse les tables des changeurs et des marchands en s’écriant : « ma maison sera appelée une maison de prière et vous, vous en faite une caverne de voleur » Mat.21 :12ss. Jésus cite le prophète Esaïe qui exhortait alors le peuple à se réformer et à se réveiller ; « observez ce qui est droit, et pratiquez ce qui est juste ; car mon salut ne tardera pas à venir, et ma justice à se manifester. Heureux l’homme qui fait cela… je les amènerai sur ma montagne sainte, ; et je les réjouirai dans ma maison de prière ; les holocaustes et leurs sacrifices seront agréés sur mon autel ; car ma maison sera appelée une maison de prière, pour tous les peuples » Es.56.

 

En citant le prophète, Jésus réveille les consciences endormies de ceux de sa génération et rétablit sa vraie place et sa vraie fonction qu’est la maison de Dieu. Par cet acte d’autorité et de sainte colère, ne nous invite t-il pas à réformer la manière de vivre notre vie chrétienne bien trop souvent encombrée de beaucoup de choses inutiles et qui prennent la place du Seigneur ? « Si mon peuple… s’humilie, prie et cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies, je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché et je guérirai son pays » 2 Chro.7 :14.

 

En réalité, toute réforme, petite ou grande, accomplie par des hommes, est précédée d’une illumination de la conscience du cœur, dont Paul parle : « j’espère que dans vos consciences vous vous connaissez », et d’une vision donnée par Dieu de sa sainteté, du péché, de la grâce.

 

Un réveil est le résultat de l’action puissance de l’Esprit qui dépend de la seule grâce de Dieu. C’est aussi l’obéissance à un commandement : « réveille-toi, toi qui dors » Eph.5 :14.

 

Réforme est réveil ont en commun l’attachement au double, mais unique, témoignage de l’Ecriture et de l’Esprit qui donne la Vie. Ecriture sainte et Saint-Esprit sont toujours d’accord ! Pourquoi la part de l’une ou la part de l’autre devrait-elle être réduite ? Le sola scriptura (l’Ecriture seule) de la Réforme n’est pas un refus de l’action de l’Esprit. C’est l’affirmation du contrôle par l’Ecriture. C’est pourquoi la théologie est nécessaire aux réveils. Mais les réveils sont nécessaires à la théologie sinon il y a mainmise, ou simple théorie. Or la vie chrétienne n’est ni une théorie ni un idéal. C’est une expérience, basée et motivée par l’amour porté à Jésus-Christ, conforme à une Parole.

 

C’est pourquoi, « la combinaison d’une réforme et d’un réveil, écrit Francis Schaeffer, serait révolutionnaire à notre époque. Révolutionnaire pour nos vies personnelles de chrétiens et révolutionnaire pour l’Eglise » (la mort dans la citée, 1979). Si, après les brigadiers du Réveil de la Drome (1923-1938) nous pouvons proclamer : Dieu n’a pas changé ! alors nous montrerons que nous pouvons être à la fois « les plus conservateurs et les plus révolutionnaires des hommes » (Pierre Courthial).

 

Alors Dieu accomplira, dans notre vie et par débordement dans son Eglise mais aussi dans le monde qui nous entoure, toutes ses promesses. Nous pourrons alors être les témoins de ses œuvres étonnantes : celles d’autrefois et celles d’aujourd’hui. Car il est Vivant !

 

Frédéric Travier (adaptation d’un article du pasteur Charles Nicolas)

Nouvelles du FDE 2009 !

Forum des Evangélistes en janvier dernier à St-Légier (CH)… 160 participants, suisses, belges, québécois et français (dont Fernand Legrand, à droite sur la photo qui pose avec Manu) ! Thème : « L’évangéliste don pour l’église locale ? »

 

Nous reviendrons sur les réponses à cette question apportées par Jacques Buchold, qui donnent un solide fondement théologique au ministère de l’évangéliste dans l’Eglise. Vous pouvez les écouter sur le site du forum ou sur notre site dans la rubrique Penser.

 

France Evangélisation est largement impliquée dans cet événement, au travers des évangélistes, du secrétaire-général et du président de FE. le FDE se multipliera en 2010 avec un FDE à Lyon, du 15 au 17 janvier et un au Québec du 26 au 28 mars !


Permettez-moi de vous poser quelques questions. A la volée comme l’on dit :

  • Qui connaissez vous comme évangéliste… dans le passé… aujourd’hui ?
  • Qui connaissez-vous comme évangéliste…. dans votre église ?
  • Pensez-vous que votre église puisse se développer sans l’aide ou la participation d’un évangéliste ?
  • Pensez-vous que tout le monde soit évangéliste ?
  • Etes-vous évangéliste vous-même ?
  • Combien de personnes nouvelles ont intégré votre église dans les derniers mois ?
  • Y a-t-il une église pour 10 000 habitants dans votre ville ?

 

Beaucoup d’églises et de chrétiens s’interrogent sur l’évangélisation et le ministère d’évangéliste, sur la véritable mission de l’Eglise dans le plan de Dieu pour l’humanité.

 

Et ils ont raison !

 

[Dieu] nous a donné le ministère de la réconciliation.[…] Il a mis en nous la parole de la réconciliation. (2 Corinthiens 5:18-19)

 

Quel ministère, quelle mission !

 

Alain Stamp

Bonne année 2009 à chacun !

« …un pays dont l’Éternel, ton Dieu, prend soin et sur lequel l’Éternel, ton Dieu, a continuellement les yeux, du commencement à la fin de l’année. » (Deut. 11.12)


En reprenant cette proclamation de Moïse je pense à l’année qui commence. Nous avons le bonheur de vivre dans un pays où nous sommes libres, même si parfois nous aimerions un peu plus de liberté dans l’expression de notre foi. Alors ne négligeons pas ce regard de DIEU sur nous et nos activités « du commencement à la fin de l’année ». Notre confiance et notre action ne seront que plus efficaces si nous agissons selon Son plan. Lui a continuellement les yeux sur le monde avec des yeux d’amour et de compassion. Soyons toujours à Son écoute afin d’accomplir ce qu’Il a préparé pour nous. Soyons aussi au côté des évangélistes, les soutenant quotidiennement dans leur tâche.


Nous vous avions annoncé une refonte du site Internet, il y a un certain retard ! Je pense que ce message sera le dernier que j’aurai le plaisir de vous transmettre, le prochain, sous une nouvelle présentation, vous sera adressé par la nouvelle équipe.

 

Albert Despujols